jeudi 27 juillet 2017

En été, se déconnecter...



Bonjour à tous !

Voilà un bon moment que je n'avais pas écrit d'article, depuis le mois de juin exactement, c'est parce que je me suis... déconnectée !

J'en profite pour vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, soit par l'intermédiaire de Facebook, soit sur le Blog directement. J'ai des lecteurs de tout pays qui me suivent et j'en suis ravie. Un grand merci et bienvenue à tous. Mon Blog vient d'atteindre les 12 000 visites de lecture, ce n'est peut être pas beaucoup en comparaison avec de gros blogueurs littéraires mais je suis aux anges ! 

Ces dernières semaines j'étais déconnectée et concentrée sur ces lectures ce qui m'a donné une idée d'article.

On ressent tous le besoin de faire une pause, de prendre le temps, de souffler. Que ce soit pendant les vacances tout simplement ou à un moment crucial de notre vie.

D'ailleurs l'essai "déconnectez-vous" de Rémi Oudghiri (paru en 2013 Éditions Arléa) explique très bien dans quel monde est embarqué l'homme, dans l'impossibilité de se déconnecter de ses écrans sous peine de rater un évènement ou une information capitale. Comment reprendre le contrôle de sa vie, et "débrancher" ?
Ce livre est vraiment intéressant car il parle de nous, de notre société qui ressent depuis peu le besoin de "déconnexion". Ce qui est intéressant dans cette lecture c'est l'analyse de Rémi Oudghiri (qui travaille à l'institut Ipsos), il s'appuie sur des ouvrages que l'on a envie de découvrir (comme Thomas Mann "la montagne magique" que je ne connais pas).

Du même auteur j'ai entamé la lecture en simultané de "petit éloge de la fuite hors du monde" (paru en février 2017 Éditions Arléa), un essai enrichissant car si nous rêvons de tout quitter, de fuir, on découvre que certains grands hommes l'ont fait avant nous ! Petrarque fuyait la société et surtout la foule. 
"Fuis la foule, fuis les coteries, fuis même le moindre tête à tête". Petrarque invitait à se retirer du monde pour la lecture. "La solitude sans culture est un exil certain, une prison, un chevalet de torture ; ajoute - lui la culture, elle devient la patrie, la liberté, le plaisir". Cet essai est aussi très enrichissant car on apprend en passant de Rousseau à Simenon que notre envie de fuir le monde n'est pas nouveau finalement. C'est pour cela que j'ai sélectionné "les rêveries du promeneur solitaire" de Rousseau car il en est plusieurs fois fait mention. 

Avant ces essais j'ai lu un très beau premier roman "la surface de réparation" de Alain Gillot (paru en 2015 chez Flammarion) et qui raconte l'histoire d'un solitaire Vincent qui n'a plus de contact avec sa soeur et sa famille. Sa vie est très organisée entre son travail d'entraîneur de foot pour des enfants puis son domicile où il vit seul. Déconnecté des autres et n'attendant plus rien de la vie, la rencontre avec son neveu, un enfant différent, lui permettra de s'ouvrir de nouveau au monde. Un très joli livre et une très belle histoire sentimentale. Le foot est en toile de fond et très bien amené par son auteur qui a une très joli plume. 

De très belles lectures sur la fuite qui ne parlent finalement que du bonheur. Alors ne m'en veuillez pas mais je vais me replonger dans ces livres, je dois terminer les essais et me plonger dans des histoires de rêveries et de montagne magique. Je sais que ce ne sont pas des livres récents mais il est bon de se tourner parfois aussi vers le passé. 
A bientôt.
De très belles lectures à tous <3.








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