mardi 17 mai 2016

Lu et approuvé : Le Fil Rouge de Paola Barbato (Denoël)

LE FIL ROUGE
Titre original : Il filo rosso
De Paola Barbato 
Octobre 2015 - 356 pages
(Éditions Denoël -
Collection Sueurs Froides)

Mon avis : un thriller angoissant ! 
⭐⭐⭐⭐

J'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce roman (d'où ma note rare de 5*), très bien mené par l'auteure qui a une très bonne écriture tonique, et un style direct et percutant. (J'ai même bien fait de ne pas suivre un avis négatif qui était peu argumenté et de juger moi - même). Je l'ai lu très rapidement sans pouvoir le lâcher. Donc passionnant.

Dès le début on est dans le bain et la trame est très bien construite, sans doute parce que Paola Barbato est aussi scénariste elle sait très bien décrire et articuler les chapitres avec des scènes crédibles et réalistes.

J'aime bien le cinéma et les auteurs italiens. Ils ont un sens aigu du spectaculaire, de la passion (au sens étymologique "souffrir"), du drame, les personnages sont toujours remarquables, et dans leurs histoires la tiédeur n'y a pas sa place, mais le sens de l'honneur et la vengeance oui.  

Et ça fonctionne sur le lecteur happé par cette histoire. Les dialogues sont aussi réalistes et subtiles, la pression monte sur le personnage principal et aussi sur le lecteur.
L'angoisse est palpable.

J'ai vraiment bien aimé le personnage principal Antonio Lavezzi sombre et taciturne qui n'a plus goût à la vie et végète depuis que sa fille a été assassinée et que sa femme l'a quitté. L'auteure a réussi à le faire évoluer et on suit son réveil ou retour à la vie, sa quête de vengeance, son rapport à la douleur... jusqu'au chapitre final (totalement bouleversant... mais chut.... et quant à l'épilogue, l'épilogue ... !). J'ai bien aimé le ressenti des personnages qui se précise avec des apartés dans le récit.

A un moment elle vous propose un chapitre qui s'appelle "intermède" et ne croyez pas à une pause dans le récit, une petite distraction qui vient couper le déroulé tendu pour vous détendre. Non non vous plongerez encore plus dans l'enfer et l'histoire alors terrifiante.
Oui on est bien dans la collection sueurs froides (pour les amateurs de sensations fortes) ! 

Un petit conseil, ne faites pas comme moi : lire les 70 dernières pages tard le soir car après vous ne pourrez plus fermer l'oeil !

Lu et approuvé ! 


Quatrième de couverture

Que fait un homme quand il se retrouve face à l’assassin de son enfant ? Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d'exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L'Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.

Biographie de l'auteur

Né à Milan en 1971, Paola Barbato est scénariste pour la télévision et auteur de bandes dessinées. Le Fil rouge est son deuxième roman publié en France, après A mains nues (Denoël, 2014). Elle vit près de Vérone avec ses 3 filles.






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