jeudi 16 février 2017

Lu et approuvé : Le Syndrome Noah de Michael Fenris

Le syndrome Noah
de Michael Fenris
Paru le 10 novembre 2016 
aux Éditions Prisma
( 405 pages )

Mon avis : une fin du monde captivante
5* 

"La terre entière cesse d'exister, ravagée par son propre concept".

J'ai adoré le syndrome Noah. Et j'ai adoré faire connaissance dès les premières pages avec ce personnage seul et déstabilisé, en proie aux doutes de son avenir et aux regrets de son passé et de son amour perdus. Je l'ai lu en deux jours à peine car j'étais totalement captivée.
Ce roman, impossible à lâcher donc, est un formidable ouvrage à la fois post-apocalyptique, mythologique et religieux, d'aventures, d'action. Rien que sa couverture et les yeux du tigre blanc cherchent à vous fasciner.

Les événements et rebondissements se succèdent et ne nous laissent aucun répit, nous préoccupant sans cesse pour l'avenir du héros, Noah.

Habitant un appartement de Manhattan, il se rend à la cave et subit un véritable cataclysme comme le reste de l'Humanité. Mais il survit et ne retrouve plus sa compagne ni les habitants. Tous ont disparu. C'est le point de départ de l'histoire.

J'ai beaucoup aimé les premiers chapitres. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que, selon Aristote, l'homme est par nature un animal social et politique. Il a donc besoin d'évoluer au milieu des autres au sein de la cité. Noah perd donc tous ses repères sociaux, sociétaux. Il réfléchit sur sa nouvelle condition, ses valeurs, sa logique et sa morale. Comment continuer à vivre, essayer d'être heureux, et se projeter dans l'avenir, après le chaos, quand il n'y a plus âme qui vive ?? Dès lors, le lecteur s'interroge sur la suite du roman. Maintenant que c'est la fin du monde, et que le héros est seul, comment l'auteur va-t-il faire avancer son histoire ? 

A partir de cet instant, je vous conseille de découvrir vous - même la suite des péripéties de Noah. L'imaginaire de Michael Fenris est riche et nous ouvre les portes sur un univers tour à tour sombre ou plein d'espoir. On frissonne, on stresse. J'ai même sursauté... Ce roman ne laisse pas indifférent, il vous interpelle et vous fait réfléchir. J'ai beaucoup aimé les références relatives au Déluge (entre autres) car elles sont présentées simplement par Michael Fenris, sous couvert d'un immense travail documentaire. Il a écrit et retranscrit son imaginaire de façon très visuelle pour nous offrir cette histoire originale, brillante et limpide. Le lecteur est happé dès les premières pages.

On sent bien la passion de l'auteur, c'est son second livre, pour les romans américains et quand on aime aussi cette littérature et les films d'action apocalyptiques tels que Armageddon ou le Jour d'après, on ne peut être que partant pour cette histoire de fin du monde unique et sans temps mort. 

Captivant !

Lu et approuvé.

***







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